Lettre Paroissiale 2

Le confinement – un art de vivre

Nous pouvons nous tourner vers toutes ces communautés contemplatives qui expérimentent au quotidien l’art de vivre la solitude au sein d’une vie communautaire dans un espace réduit.
Mgr Arturo Aiello écrivait aux clarisses d’Assise* :
« Vous êtes les seules Italiennes à ne pas remuer un muscle facial devant la pluie de décrets et de dispositions restrictives qui nous tombent dessus en ces jours parce que ce qui nous est demandé pour quelque temps, vous le faites déjà depuis toujours et ce que nous subissons vous l’avez choisi. »
Oui, elles peuvent nous enseigner l’art de vivre ce confinement, elles qui sont dans un espace réduit sans sortir. Elles vivent pourtant des voyages intérieurs qui n’ont pas besoin de train. Elles sont là comme toute communauté contemplative pour nous rappeler que l’on peut vivre dans la joie, mais que la pauvreté est une condition inéluctable de chaque être, car « il suffit d’être homme pour être un pauvre homme » (Don Mazzalori).
Oui, les sœurs contemplatives sont là pour nous rappeler qu’elles savent se réjouirent en appréciant les petites choses : un pommier en fleurs – les hirondelles qui annoncent l’éclosion du printemps… Ces communautés sont là, qui battent au rythme de ce qui se vit à l’extérieur, sensibles aux souffrances du monde et heureuses de voir le don de tant de nos contemporains. Elles en font leur pain quotidien dans la prière et nous apprennent à devenir comme Moïse, des hommes et des femmes qui intercèdent auprès du Seigneur pour le peuple dont il a la charge.

Lire le document: Lettre Paroissiale 2

Laisser un commentaire