A l’heure de la pandémie, vaincre l’indifférence
Thérèse de l’Enfant-Jésus confiait un jour à une de ses sœurs que ce qui faisait le plus souffrir le cœur de Dieu c’est notre indifférence à son égard.
Pris dans un monde virtuel, nous recevons un flot de nouvelles dramatiques. Tout est souvent vécu à distance et l’information ne nous affecte plus. Nous protégeons notre univers consumérisme et, pour y parvenir, nous blindons notre cœur et devenons insensibles au réel. Bien-sûr on pleure un peu les morts et les familles qui souffrent mais, tant que nous ne sommes pas directement touchés, nous ne nous investissons pas pour rejoindre ces hommes et ces femmes en souffrance.
Le pape François dans son exhortation « La joie de l’évangile » dit :
« Pour pouvoir soutenir un style de vie qui 9ème station Jésus tombe pour la 3ème exclut les autres, ou pour pouvoir s’enthousiasmer avec cet idéal
fois (Bruno Desroche)
égoïste, on a développé une mondialisation de l’indifférence. Presque sans nous en apercevoir, nous devenons incapables d’éprouver de la compassion devant le cri de douleur des autres, nous ne pleurons plus devant le drame des autres, leur prêter attention ne nous intéresse pas, comme si tout nous était une responsabilité étrangère qui n’est pas de notre ressort. La culture du bien-être nous anesthésie et nous perdons notre calme si le marché offre quelque chose. Lire le document :

