
Marie, reflet du Cœur de Dieu : Quelle merveille ! De toute éternité Dieu pensait Marie comme la Mère de son Fils. Alors, Il se reflétait en elle.
Quand l’ange envoyé de Dieu l’a saluée de sa part, il l’a appelée « comblée de grâce ». Une même volonté de Dieu, en effet, a pensé L’Incarnation et Marie. Aussi préparant Marie en vue de l’Incarnation, dès sa conception, Il en a fait un être unique, admirable au-delà de toute autre créature.
Montfort écrit : « Le torrent impétueux de la bonté infinie de Dieu… se décharge avec impétuosité et en plénitude dans le cœur de Marie… Toute la plénitude de la divinité se répand en Marie autant qu’une pure créature en est capable… » (A.S.E. n° 106).
Dieu est Lumière, Marie reflet de son cœur sera l’étoile qui attire le regard, qui montre le chemin, qui guide et rassure ; Dieu est indicible amour, inépuisable miséricorde, alors Marie sera toute tendresse, délicatesse, sollicitude maternelle…
Et quand Jésus viendra, non seulement chair de sa chair, mais avec toutes les richesses de sa personnalité en puissance, Il recevra d’elle tout ce qu’elle-même a reçu de Dieu ! Il sera pur amour, inexprimable compassion, infinie miséricorde…
Dieu se donne et pardonne. Il est si passionné de l’homme que « pour nous les hommes et pour notre salut, il s’est fait homme ». Marie, reflet du cœur de Dieu, est entièrement donnée à Dieu et aux hommes. Elle se reconnaît « servante » et engendre Jésus, humanisation par laquelle Dieu pourra se dire et se révéler « Serviteur », don permanent, inlassable pardon.
Le cœur de Dieu est un débordement de splendeurs et de bontés au-delà de tout ce que l’on peut imaginer de meilleur au superlatif… Et ce cœur bat pour nous de toute éternité. En Marie, Il s’est reflété sous la forme de ces vertus qui font sa grandeur et sa beauté, et qui se retrouveront dans l’homme-Jésus, son Fils : douceur, humilité, sagesse, sensibilité, patience, force, etc.
Marie reflet du Cœur de Dieu, comme tu es belle !
Ecoutons encore Montfort : « Ni l’œil n’a vu, ni l’oreille n’a entendu, ni le cœur de l’homme n’a compris les beautés, les grandeurs et excellences de Marie, le miracle des miracles de la grâce, de la nature et de la gloire » (V.D. n°12).
Tu es belle, Marie, dans le OUI de l’Annonciation,
Tu es belle, Marie, dans l’effacement de ta vie totalement conforme à la volonté du Père,
Tu es belle, Marie, dans ta présence co-rédemptrice au pied de la Croix.
Et tu es notre Mère ; Dieu t’a donnée à nous ! Alors, comme tes enfants bien-aimés, nous aimons te redire : « Eternellement, tu es belle, ô Marie, tu es reflet du cœur de Dieu !… »
Et si nous faisions de cette invocation comme le carillon d’une horloge marquant le déroulement de nos journées au cours de ce mois que la tradition consacre à Marie ?
Sr Marie-Thérèse CLAIS, f.d.l.S

